Le métro est un sport collectif – Bertrand Guillot

Le format

Une série de Chroniques sur le métro parisien mais aussi d’ailleurs (Singapour, New York, Londres) – avec quelques anectdotes piquantes et pleines de poésie – une observation tendre des différents comportements – et souvent des plus énervants (les ipods à fond dans les oreilles, les bousculades et les mamies mesquines) dans le métro.

Le tout agrémenté de quelques études sociologiques qui viennent plus faire sourire qu’autre chose – et qui ne peuvent que renforcer l’allusion au bouquin de Bourdieu « la sociologie est un sport de combat » qu’ont dû se farcir toute une génération de khâgneux, en marmonnant que décidément les sociologues étaient vraiment trop drôles …

 Sur l’étude du Reader’s Digest selon laquelle – dans son ‘Palmarès mondial de la courtoisie’ du Reader’s Digest de 2006, Paris serait au 19ème rang … sur 36 de la courtoisie. Les NYais arrivent 1ers, devant Zurich, Toronto et Berlin.

Ma chronique préférée  ? « Vingt ans et une seconde »

Où est il question de la nouvelle communication de la RATP, de ce courant « néobureaucratique » dont Bertrand Guillot analyse le vocabulaire, avec le slogan « Moi aussi je Valibus »… De l’analyse des codes de communication de la RATP – du petit lapin habillé de rose qui « risque de se pincer très fort s’il met les mains sur la porte »  étiqueté à hauteur de regard d’enfant sur les vitres du métro  à ces nouveaux slogans formulés par ces jeunes « diplômés zélés à qui on a fourni comme brief de parler comme les vrais gens ». Et au sujet de ce petit lapin qui fait pilier parmi mes souvenirs d’enfance évidemment, un jour peut être je vous raconterai l’histoire où j’ai enfin compris comment on pouvait se coincer les doigts dans le métro – à mes dépens, et devant obliger le conducteur à descendre le quai jusque dans la dernière rame où je me trouvais, la pointe de compassion un peu sarcastique « ça fait mal, hein »,  les regards mi-amusés mi-perplexes de mes compagnons voyageurs aussi – mais … un jour!

Terminus

Compte tenu du titre – sportif, et de l’attente que suscite ce livre – n’y a t’il pas plus rêvé que le métro parisien pour planter un décor de livre, ou de chroniques ? (ou alors est-ce moi qui en ai rêvé?) – je suis restée sur ma faim. Pourtant c’est un livre qui se lit à toute vitesse – presqu’au rythme d’une chronique par station de métro … – mais le style m’a paru parfois un peu traînant, et les chroniques – si tout le monde s’y reconnaît et esquive en effet un sourire – pourraient être plus mordantes. On aurait aimé un match plus combatif !

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